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Retour sur la résidence "From Chet to Jobim"

FABULOUS FAB. !

Carioca vêtue de rouge flamenca............, 4 gars & un Elixir trio , good vibrations de cuivres et cordes

IL était une fois  Les Amériques, voyage en belle compagnie de Chet & Tom !

Ballade entre California Saoul Jazz, Bossa Nova  & lingua nustale.....................

Sta sera mi paria d'èsse  una zitella d'Ipanema , chi piacè !!!!!

Marie-Paule / CNCMVoce

Crédit photo: Eric Champelovier /Novellart-2b

LE REQUIEM DE COIMBRA

Ce qui frappe dès l’entrée dans l’auditorium c’est la vue verticale du plateau sur lequel est exposée en bon ordre une somptueuse monstration des splendides instruments que sont, rangés par familles, du plus petit au plus grand, les flutes à bec, les doulcianes, les cornets à bouquin et les tournebouts (ou cromornes).

A l’arrivée des musiciens, pendant que les quatre chanteurs se posent, debout, derrière leurs pupitres, les quatre instrumentistes viennent choisir devant nous chacun son instrument. Ils le reposeront délicatement à la fin de chaque pièce pour en reprendre un nouveau, sans jamais détruire la symétrie de la disposition.

Le pari était audacieux, comme l’écrivait dans la feuille de salle le chef de cette banda, le portugais Tiago Simas Freire : « associer des chanteurs corses expérimentés avec des musiciens spécialisés dans les répertoires anciens pour une découverte et une nouvelle création à partir de sources musicales inédites du XVIème siècle qui déclinent diverses techniques polyphoniques orales sur le plain-chant ».

Magnifiquement sévère, ce programme musical nous a permis de percevoir, dans la qualité charnelle du timbre des voix et des bois mêlés, une sorte de sensualité de la mort dont les ibères sont friands et que les corses partagent volontiers en célébrant, avec les larmes, la lumière.

L.A. Gascona

17.11.2017

Retour sur la Master Class Fonti E Memorie

ACCADEMIA FONTI E MEMORIE 2017

Un double concert précédé d’une répétition partagée par les stagiaires et les formateurs (auxquels Jean Tubéry, retrouvé avec joie, s’est joint en fin de semaine) a clôturé la semaine intense lors de laquelle stagiaires et formateurs ont déployé une attention constante et proposé un riche répertoire qui a illustré avec pertinence l’argument socle de l’Accademia : « Ornementation et improvisation dans les sources écrites de la renaissance et du primo seicento et dans les musiques de tradition orale».

Retour sur la Master Class Fonti E Memorie

 

Les cours ont été répartis entre l’atelier cordes et chant renaissance, animé par Martin Bauer et ponctuellement, par Elisabeth Joyé pour l’accompagnement au clavecin; l’atelier polyphonie « voce donne » animé par Nicole Casalonga, et l’atelier «voce omi" animé par Claude Bellagamba.

Les stagiaires ont eu accès à quelques-uns des enregistrements les plus significatifs et les plus pertinents issus de différents collectages ( fonds Quilici , Laade etc..) lors de séances d’écoute. Lors d’une séance-découverte avec Elisabeth ils ont pu suivre les offices des défunts chantés par les confères de la confrérie St Antoine à l’Eglise Ste Marie Majeure de Calvi. Cette visite s’est achevée toujours à Calvi à la Cathédrale St Jean Baptiste qui abrite le très bel orgue Ciurlo de 1774, restauré par B. Formentelli en 1993 dont ils ont apprécié le timbre et le tempérament. Comme lors des précédentes éditions, ces visites témoignent de l’intérêt que portent les formateurs de l’Accademia au patrimoine musical et instrumental de l’île.

Retour sur la Master Class Fonti E Memorie

Et pour ces mêmes raisons, des répétitions ou une partie des concerts de clôture se déroulent dans les églises de Balagne. Cette année c’est l’église de Corbara, où trônent un autel baroque somptueux et le bel orgue Agati Tronci 1890 qui a accueilli, sous la forme d’un office imaginaire la première partie du concert intitulé «accademia da capella » , autour de pièces d’orgue, violes et cornet alternées aux chants sacrés de la tradition orale des différentes pieve de Corse . Interprétés dans une opulente acoustique, sous forme responsoriale, par les participants aux ateliers voix .

La deuxième partie «accademia da camera »s’est déroulée à l’auditorium de Pigna où la coupole dorée et les murs de terra cruda ont servi d’écrin résonnant aux clavecin et violes, au cornet et voix pour un programme de prédilection :« frottole », «passamezzi », « madrigali » et « canzone ».

Un public peu nombreux -fin des vacances oblige- mais de qualité a suivi ces deux originales séquences, attentif et subjugué par la beauté des timbres, des couleurs vocales et instrumentales. La qualité de l’enseignement la disponibilité attentive des stagiaires et du public nous engage à poursuivre cette belle expérience avec enthousiasme. Tous ont exprimé le souhait que l’édition se poursuive en 2018.

Texte: Nicole Casalonga

Photos: Dominique Casanova & Fanny Chatelain

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ACCADEMIA Fonti e Memorie 2018 fixée du samedi 27 Octobre au matin , au vendredi 2novembre fin d’après midi inclus .

Renseignements

http://www.centreculturelvoce.org/formation-recherche/531-masterclass-fonti-e-memorie-2018

Retour en images sur la création From Chet to Jobim

Avec la terre de Pigna

Un texte écrit par Didier Lamare, auteur, de passage à Pigna pour l'enregistrement du CD Sillages de La collection Avec du label Cypres

«Si  vous  construisez  quelque  chose  pour  la  musique,  bâtissez  en  terre.  Vous  serez   surpris  des  résultats.»  (Hassan  Fathy)

L’auditorium de Pigna, un ton en dessous du clocher de l’église, ne flamboie pas. Il faut dire qu’on n’aime pas trop ici ce qui flamboie. Bâti selon les principes de l’architecte égyptien Hassan Fathy, on aimerait sans faire affront parler d’architecture pauvre, comme il existe un art pauvre, direct, sans falbala, comme cette terre et cette pierre, c’est-à-dire au ras du vivant, de la nature et des hommes.

Bloc quadrangulaire, façade droite, ouvertures modestes, au-dessus le ventre de la coupole, le tout monté à l’ancienne, à l’immémorial. On n’ornemente pas, on ne flamboie pas – au regard s’entend, à l’oreille, c’est autre chose.

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